Elèves ou professeurs au Val Fourré à Mantes la Jolie, aux Minguettes à Vénissieux, à la Reynerie à Toulouse,à Bellevue à Nantes ou au lycée Jacques Brel à la Courneuve, ils sont au quotidien intimidés, insultés, agressés.
Sophie Yedder, professeur de français à Epinay sur Seine, agée de 29 ans, explique: "La situation dégénère d'année en année. Le taux d'absentéisme atteint des records dans notre établissement, situé en zone d'éducation prioritaire (ZEP). Cette année nous avons eu droit à huit tentatives d'incendie. Mettre le feu, c'est le truc à la mode..." On notera l'usage de plus en plus fréquent d'armes dans l'enceinte des établissements, les armes à feu restent rares mais les armes blanches semblent proliférer de manière préoccupante. Le 22 janvier, un professeur du collège Paul Eluard de Garges les Gonesse a été blessé, en plein cours, d'un coup de couteau porté par une jeune de treize ans. Le 11 janvier, un professeur du collège Pierre Mendes France de Tourcoing a été poignardé par un élève de 14 ans suite à une réprimande pour des retards à répétition". A Vitry sur Seine, au lycée Jean Macé on confectionne des engins explosifs, de type bombes au chlorate de soude ou à base d'acide chlorhydrique, que l'on envoie ensuite sur les murs du lycée.